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  • Cologne
5 janvier, 2016

Qui prie pour les agresseurs de Cologne ?

Qui prie pour les agresseurs de Cologne ?

Les événements du réveillon à Cologne et dans plusieurs autres villes en Allemagne nous démontrent le sens de notre action de façon beaucoup plus concrète que nous le souhaiterons peut-être. Je ne suis pas directement concernée, je ne suis pas une des plus de 500 femmes qui ont porté plainte pour agression sexuelle ou même viol après cette nuit. Mais je pense que j’aurais incroyablement du mal à pardonner à ces hommes et même à les aimer en tant que fils de Dieu, si jamais j’étais concernée.

Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai plus de facilité à prier pour un terroriste inconnu, loin de moi et que je ne vais peut-être jamais rencontrer. C’est agréablement abstrait et on a quand-même le beau sentiment de faire quelque chose de bien. (Et c’est en effet une bonne chose !!)

Pourtant, suis-je également prête à aimer mon « ennemi » et à lui pardonner s’il se trouve devant moi et qu’il m’inflige des douleurs ? S’il me rabaisse au niveau d’un objet et bafoue ma dignité humaine ? Cela demande des forces surhumaines, au sens propre du terme. Seuls, nous n’y arrivons pas ; cela nous dépasse complètement. Nous ne pouvons aimer et pardonner de cette manière que si nous avons reconnu que nous-mêmes, nous avions urgemment besoin de cet amour et de ce pardon de la part de Dieu – et que nous l’avons déjà obtenu ! Prier pour nos ennemis signifie donc en premier lieu de demander bien humblement à Dieu de faire pénétrer l’amour et le pardon dans notre cœur. Afin d’être capables de prier pour nos ennemis et de leur offrir un pardon sincère, nous devons convertir notre propre cœur ; il faut commencer auprès de nous-même. Cela semble dur, je ne suis pas un terroriste, après tout, n’est-ce pas ? Et c’est comme ça que cette idée d’être quand même meilleur que « les autres » se faufile à nouveau par la petite porte. En fait, je n’ai pas le droit de le penser, puisque je suis, tout comme les coupables de Cologne, Paris ou bien Mossoul, entièrement dépendante de la miséricorde de Dieu…

La différence entre Dieu est moi est tellement plus grande qu’entre moi et les terroristes… C’est là où l’idée de l’ « adoption » intervient. Nous SOMMES déjà une famille ! Nos ennemis sont nos frères et nous ressemblent plus que nous voudrions admettre….  ce sont les fils prodigues de nos/notre famille/s. Trouveront-ils des bras ouverts quand ils retourneront chez le père, se repentissant ? C’est pour cela que nous prions et c’est pour cela que nous voulons libérer nos cœurs de la haine et de l’aversion.

Même si un jour, mon „ennemi“ se trouvera en face de moi, avec une arme à la main. Cette nuit du nouvel an me fait doucement comprendre dans quoi je me suis embarquée ici…  dans l’amour radical de notre Dieu !

  • Adopter, mais pourquoi
15 décembre, 2015

Adopter ? Mais pourquoi donc ?

Adopter ? Mais pourquoi donc ?

(Vous êtes fous !!!)
Pourquoi ne pas juste prier?

Que veut dire adopter? Larousse: Adopter = Admettre quelqu’un dans son milieu, le considérer comme un des siens.
Adopter un soldat de Daesh c’est construire un pont éternel entre sa vie et la mienne pour, ensemble, découvrir la joie d’aimer et qu’il devienne vraiment l’un des miens: un frère, mon frère, un fils, mon fils!

J’ouvre ainsi mon coeur à mon prochain, au sein même de sa violence (mais quelle expérience de gratuité) et au sein de ma propre incapacité à aimer qui me fait crier vers Celui qui est plus grand que moi: Abba, Père, je ne sais pas aimer, je ne sais pas pardonner, apprends moi ! Aide moi !

  • Adopter, c'est fort !
2 décembre, 2015

« Adopter », c’est fort.

« Adopter », c’est fort.

C’est plus que prier pour quelqu‘un, c’est prendre une responsabilité, une charge d’âme, comme les parents ont la charge d’âme de leurs enfants. On crée un lien de famille avec une autre personne  et on peut être sûr que Dieu prend cela au sérieux, même si l’unique signe extérieur de cet amour est notre prière et nos sacrifices. En « adoptant » un combattant de l’IS, nous anticipons en quelque sorte son entrée, son affiliation à la famille de Dieu, la famille des baptisés, la famille des saints. Cette anticipation du baptême, nous l’exprimons de manière très forte en choisissant un nom chrétien et un saint patron pour notre enfant, un enfant tout petit dans la foi, on pourrait presque dire un enfant pas encore né, parce que ce qui est bon en lui n’a pas encore vu le jour.

Ceci dit, nous devons faire attention à ne pas nous arrêter à des émotions, des sentiments un peu douceâtres pour un petit enfant mignon imaginé. Nous parlons de personnes qui sont capables d’infliger des souffrances atroces à d’autres personnes et qui, eux, n’hésitent pas à tuer des enfants innocents.

  • combat spirituel
22 novembre, 2015

Nous entrons dans un combat spirituel.

Nous entrons dans un combat spirituel.

En adoptant un combattant de Daesh, nous entrons dans un combat spirituel, une véritable bataille pour les âmes. En même temps, la fête du Christ-Roi nous rappelle qu’en fait, cette bataille est déjà gagnée. Elle est gagnée depuis que Jésus nous a sauvé en donnant sa vie pour nous, jusqu’à son dernier souffle, jusqu’à la dernière goutte de son sang. Nous ne pouvons pas perdre cette bataille, si nous restons confiants en la miséricorde gratuite et infinie du Cœur Sacré de Jésus.

« Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain,
Jetez un regard favorable sur nous,
Qui sommes humblement prosternés devant votre autel.
Nous sommes à vous, nous voulons être à vous,
Et afin de vous être plus fermement unis,
Voici qu’en ce jour,
Chacun de nous se consacre librement à votre Sacré-Cœur.

Beaucoup ne vous ont jamais connu.
Beaucoup ont méprisé vos commandements et vous ont renié.
Beaucoup ont peur de vous connaître, de vous aimer, de vous servir.
Miséricordieux Jésus,
Ayez pitié des uns et des autres,
Et ramenez-les tous à votre Sacré-Cœur

Seigneur, soyez le Roi
Non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de vous,
Mais aussi des enfants prodigues qui vous ont abandonné,
Faites qu’ils rentrent bientôt dans la Maison paternelle
Pour qu’ils ne périssent pas de misère et de faim.
Soyez le Roi de ceux que des opinions erronées ont trompés,
Ou qu’un désaccord a séparés de l’Eglise ;
Ramenez-les au port de la Vérité et à l’unité de la foi,
Afin que bientôt il n’y ait plus qu’un troupeau et qu’un pasteur.

Donnez, Seigneur,
A votre Eglise, une liberté sûre et sans entrave,
Accordez à tous les peuples de la terre l’ordre et la paix.

Soyez Seigneur Jésus, Roi de notre famille de la terre,
Roi de notre paroisse, Roi de notre ville ou village,
Roi de notre Patrie, reconnu, aimé et servi.

Faites que d’un bout du monde à l’autre,
Une seule voix retentisse :
« Loué soit le Divin Cœur,
A qui nous devons notre salut,
A Lui, Gloire et honneur dans tous les siècles. Amen »